Publié le 12-09-2011 / Dernière édition le 23-01-2012
Un bureau plus écolo
Le tri des déchets reste à améliorer dans les entreprises. Mais les moyens d’action se mettent en place.
Fin de semaine au bureau... Avant de quitter les lieux pour le
week-end, il est temps de faire place nette : à la poubelle, la
centaine de mails imprimés cette dernière quinzaine. L’emballage de
gâteaux grignotés avec le café prendra la même direction ainsi que
cette cartouche d’encre vide qui traîne à côté de l’imprimante. STOP !
On arrête là les dégâts.
Et oui, car si les Français ont bien intégrés les réflexes du tri dans leurs pénates, le recyclage au travail, c’est une autre histoire. C’est en tout cas ce que prouve une étude de l’association Riposte Verte, avec l’Observatoire de l’écoresponsabilité du tertiaire. L’objectif de cette association : traquer le gaspillage et les pratiques néfastes pour l’environnement au sein de nos bureaux. Et dispenser de précieux conseils pour les rendre plus écolo-compatibles.
Cette étude se concentre sur la gestion des déchets dans les entreprises. Et l’état des lieux n’est pas très convaincant. Dans un premier temps, abordons la question du papier. Car à l’heure du «Tous connectés», ceux qui trouvent plus commode d’imprimer leurs mails avant de les lire sont encore nombreux.
Le tri donc : si la collecte sélective existe dans trois entreprises sur quatre (plutôt pas mal), il apparaît que trop souvent le tri n’est pas effectué. Seules neuf entreprises interrogées sur dix trient le papier (88 %), une moitié le plastique (55 %), le verre (48 %) et l'aluminium (52 %).
Et lorsque les efforts sont fournis, que le papier est bien séparé en direction de la poubelle jaune, le résultat n’est pas forcément au rendez-vous. En effet, toujours selon l’étude, au moins 17% des poubelles triées sont mélangées pour la collecte dans un bac unique. Inutile donc de trier puisque les déchets ne seront pas recyclés !
En mal de réemploi !
Recycler le papier, c’est pas encore gagné. Mais quid des piles usagées, de nos vieux ordinateurs ou bien des ampoules grillées ? Là encore, ce n’est pas la panacée.
Que ce soit via le don, la recharge ou le reconditionnement, le réemploi des « déchets » n'est toujours pas entré dans les moeurs.
Ainsi, seul 9 % du panel rechargent ses cartouches d'encre/toners et 71 % recyclent ces déchets dangereux. Le reste disparaît dans les méandres de nos décharges.
Concernant l'éclairage, uniquement 50 % des ampoules sont recyclées avec certitude et au moins 12 % sont jetées hors filière agréée ! Situation presque identique pour les piles : si 2 % sont rechargées et 66 % recyclées, une sur quatre est traitée sans qu'aucune information ne soit donnée. Déclarées perdu de vue en somme !
Quand à nos fidèles ordinateurs, environ un sur deux est recyclé (60 %). Mais la majorité des employés ne savent tout simplement pas ce qu’il deviennent une fois hors d’usage.
Des sacs poubelles changés tous les jours
Autre grand absent des pratiques écolos au bureau : le ménage. Qui dit déchets, dit sacs poubelle et là les chiffres sont impressionnants : selon l’étude, près d’un tiers des sacs poubelles sont changés chaque jour. Soit, par exemple, plus de 2000 sacs par an pour dix poubelles. Quand on observe le contenu d’une poubelle de bureau (papier, emballage, stylo...) on peut se demander si un tel zèle est réellement nécessaire.
Concernant les produits d’entretien, il s’avère que moins d’un tiers sont écolabellisés et que la lingette nettoyante, produit emblématique d’une consommation néfaste pour l’environnement, est présente dans 14 % des entreprises interrogées !
Heureusement, ce n’est pas les chiffres qui nous font peur sur Kiagi.org et puisque les solutions existent, autant les mettre en pratique. Une bonne nouvelle tout d’abord : 96 % des entreprises se disent prêtes à faire des efforts en matière de gestion des déchets.
Si tel est votre cas, l’association Nouvelles attitudes peut vous aider dans votre démarche. Chez Nouvelles attitudes, le papier et surtout son recyclage, c’est leur dada. Entre autres missions, l’association organise et assure la collecte du papier au sein de vos locaux. Pratique.
Autre réflexe à avoir : utiliser du papier brouillon. Il suffit d’y penser. Encore mieux du papier brouillon fait à partir de papier recyclé ou labellisé FSC, c’est-à-dire issu de forêts à gestion contrôlée.
De même, pour les produits d’entretien, il est très facile de préférer une marque écolabellisé (ecocert, écolabel européen ou NF environnement) plutôt qu’un nettoyant lambda.
Le recyclage des produits dangereux, comme les ordinateurs, est une question encore problématique. Une chose est sûre, ces objets n’ont rien à faire dans une décharge classique car trop polluants pour les sols. Le plus simple est encore de se rendre à la déchetterie la plus proche. Elles contiennent généralement des bennes destinées aux produits toxiques.
Et oui, car si les Français ont bien intégrés les réflexes du tri dans leurs pénates, le recyclage au travail, c’est une autre histoire. C’est en tout cas ce que prouve une étude de l’association Riposte Verte, avec l’Observatoire de l’écoresponsabilité du tertiaire. L’objectif de cette association : traquer le gaspillage et les pratiques néfastes pour l’environnement au sein de nos bureaux. Et dispenser de précieux conseils pour les rendre plus écolo-compatibles.
Cette étude se concentre sur la gestion des déchets dans les entreprises. Et l’état des lieux n’est pas très convaincant. Dans un premier temps, abordons la question du papier. Car à l’heure du «Tous connectés», ceux qui trouvent plus commode d’imprimer leurs mails avant de les lire sont encore nombreux.
Le tri donc : si la collecte sélective existe dans trois entreprises sur quatre (plutôt pas mal), il apparaît que trop souvent le tri n’est pas effectué. Seules neuf entreprises interrogées sur dix trient le papier (88 %), une moitié le plastique (55 %), le verre (48 %) et l'aluminium (52 %).
Et lorsque les efforts sont fournis, que le papier est bien séparé en direction de la poubelle jaune, le résultat n’est pas forcément au rendez-vous. En effet, toujours selon l’étude, au moins 17% des poubelles triées sont mélangées pour la collecte dans un bac unique. Inutile donc de trier puisque les déchets ne seront pas recyclés !
En mal de réemploi !
Recycler le papier, c’est pas encore gagné. Mais quid des piles usagées, de nos vieux ordinateurs ou bien des ampoules grillées ? Là encore, ce n’est pas la panacée.
Que ce soit via le don, la recharge ou le reconditionnement, le réemploi des « déchets » n'est toujours pas entré dans les moeurs.
Ainsi, seul 9 % du panel rechargent ses cartouches d'encre/toners et 71 % recyclent ces déchets dangereux. Le reste disparaît dans les méandres de nos décharges.
Concernant l'éclairage, uniquement 50 % des ampoules sont recyclées avec certitude et au moins 12 % sont jetées hors filière agréée ! Situation presque identique pour les piles : si 2 % sont rechargées et 66 % recyclées, une sur quatre est traitée sans qu'aucune information ne soit donnée. Déclarées perdu de vue en somme !
Quand à nos fidèles ordinateurs, environ un sur deux est recyclé (60 %). Mais la majorité des employés ne savent tout simplement pas ce qu’il deviennent une fois hors d’usage.
Des sacs poubelles changés tous les jours
Autre grand absent des pratiques écolos au bureau : le ménage. Qui dit déchets, dit sacs poubelle et là les chiffres sont impressionnants : selon l’étude, près d’un tiers des sacs poubelles sont changés chaque jour. Soit, par exemple, plus de 2000 sacs par an pour dix poubelles. Quand on observe le contenu d’une poubelle de bureau (papier, emballage, stylo...) on peut se demander si un tel zèle est réellement nécessaire.
Concernant les produits d’entretien, il s’avère que moins d’un tiers sont écolabellisés et que la lingette nettoyante, produit emblématique d’une consommation néfaste pour l’environnement, est présente dans 14 % des entreprises interrogées !
Heureusement, ce n’est pas les chiffres qui nous font peur sur Kiagi.org et puisque les solutions existent, autant les mettre en pratique. Une bonne nouvelle tout d’abord : 96 % des entreprises se disent prêtes à faire des efforts en matière de gestion des déchets.
Si tel est votre cas, l’association Nouvelles attitudes peut vous aider dans votre démarche. Chez Nouvelles attitudes, le papier et surtout son recyclage, c’est leur dada. Entre autres missions, l’association organise et assure la collecte du papier au sein de vos locaux. Pratique.
Autre réflexe à avoir : utiliser du papier brouillon. Il suffit d’y penser. Encore mieux du papier brouillon fait à partir de papier recyclé ou labellisé FSC, c’est-à-dire issu de forêts à gestion contrôlée.
De même, pour les produits d’entretien, il est très facile de préférer une marque écolabellisé (ecocert, écolabel européen ou NF environnement) plutôt qu’un nettoyant lambda.
Le recyclage des produits dangereux, comme les ordinateurs, est une question encore problématique. Une chose est sûre, ces objets n’ont rien à faire dans une décharge classique car trop polluants pour les sols. Le plus simple est encore de se rendre à la déchetterie la plus proche. Elles contiennent généralement des bennes destinées aux produits toxiques.
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