Warning: mysql_num_rows() expects parameter 1 to be resource, boolean given in /var/www/vhosts/kiagi.org/httpdocs/model/kiagi_le_mag.class.php on line 340 Alternative développement durable Producteurs et consommateurs se rencontrent à la Ruche - kiagi le mag' - reportages
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Publié le 25-04-2012 / Dernière édition le 26-04-2012
 
Producteurs et consommateurs se rencontrent à la Ruche
La ruche qui dit oui c’est le dernier concept pour favoriser la consommation locale. Il en existe plus d’une centaine en France.
La ruche qui dit oui, c’est le dernier concept pour favoriser la consommation locale. Au départ de cette initiative très prometteuse se trouve Guilhem Chéron, le co-fondateur qui a consacré la première partie de sa carrière à l’univers du design industriel. Mais ce fin gourmet a très vite ajouté une corde à son arc. « Si je suis designer de formation, je suis également cuisinier de déformation », confie-t-il. Cette passion pour les bonnes choses et les produits frais l’amène à réfléchir à un nouveau projet qui se rapprocherait davantage de ces centres d’intérêt. C’est ainsi que naît La ruche qui dit oui en 2011 dont le principe est de mettre en relation directe les producteurs et les consommateurs. 

L’idée est le reflet de l’air du temps et traduit la volonté des consommateurs de davantage maîtriser ce qu’ils mangent. Out les plats tout prêts, vive le frais, le bio et le local. Cette évolution de la consommation souligne également la méfiance envers la grande distribution et l’envie de soutenir l’économie locale, en achetant directement aux producteurs. 

Roi et Reine de la ruche

Concrètement, une ruche est un groupement de consommateurs qui effectue des achats groupés auprès des agriculteurs des environs. Ce concept n’a rien de nouveau mais est aujourd’hui simplifié par les outils offerts par la Ruche. « Au coeur du système, il y a celui qui crée la Ruche, explique Guilhem Chéron. C’est lui qui est chargé de contacter et de mobiliser les producteurs d’un côté et de créer et gérer une communauté de l’autre ». Une tâche qui n’est pas à prendre à la légère et qui permet même de créer un revenu complémentaire, comme nous l’explique Guilhem. 

 

Une fois les parties prenantes mobilisées, tout ou presque se passe sur Internet, via le site de la Ruche qui dit oui. Une fois par semaine, les producteurs annoncent les produits mis à la vente et le « roi » ou la « reine » de la ruche les diffusent alors à leur communauté. Chacun est ensuite libre d’acheter ce qui l’intéresse et, si il y a assez d’acheteurs, le producteur effectue la livraison, toujours auprès de l’animateur de la ruche. Il ne reste plus qu’à aller chercher son panier. 


La bière artisanale de la Vallée de Chevreuse est distribuée à la ruche du Comptoir Général, à Paris. 

Transparence et relation de confiance

La ruche qui dit oui s’apparenterait donc à une sorte d’Amap plus libérale ? « Oui c’est un peu ça, approuve Guilhem Chéron. C’est moins contraignant que de devoir aller chercher son panier chaque semaine et dans notre cas, le consommateur peut choisir les produits. C’est une manière aussi de séduire un public moins militant et engagé que celui que l’on retrouve dans les Amap ». Des arguments qui ont fait mouche auprès de Caroline, nouvellement membre de la ruche de Maison-Laffite (78). 

 

La relation directe entre producteurs et consommateurs permet également une meilleure transparence et d’établir une relation de confiance. Tous les producteurs ne sont pas forcément labellisés bio mais sont généralement dans une démarche d’agriculture fermière et raisonnée. « L’agriculteur intensif ne s’intéresse pas à nous car ce n’est pas intéressant pour lui financièrement. De plus, les membres de la communauté sont là pour poser des questions à l’exploitant : ils veulent savoir comment ont été produits les légumes, ce qui justifie le prix de la viande... C’est aussi un moyen de remettre un vrai prix sur la qualité, le coût du travail. Ce qui a été totalement déformé par les supermarchés ». 

Autre avantage pour les producteurs : La ruche qui dit oui facilite énormément la partie commerciale de leur activité. 

 

En activité depuis septembre 2011, le concept a su séduire et essaimer. Plus d’une centaine de ruches existent en France et rassemblent régulièrement 3 000 à 4 000 personnes. Dans les villes, où les produits frais se font parfois rares, les ruches prospèrent. Dans les coeurs de village et les zones isolées, le concept séduit également. La ruche de la commune de Cessy, dans l’Ain, compte ainsi 700 membres, soit 20 % des habitants du village. 


Crédits photo : La ruche qui dit oui
Radios :
Georges Emblanc : réduire son empreinte écologique
 
Georges Emblanc : l'empreinte écologique
 
Jérôme Véronique : la consommation locale
 
 
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