Publié le 24-11-2010 / Dernière édition le 23-01-2012
L’ESS à la loupe
La deuxième édition du Panorama de l’ESS a été publiée en octobre 2010. L’occasion de se pencher sur les composantes du secteur.
On l’attendait, il est enfin arrivé, le deuxième rapport officiel de l’économie sociale et solidaire, publié par le CNCRES (Conseil National des Chambres Régionales de l‘Economie Sociale). Le précédent datait de 2008 et on était curieux de savoir comment le secteur avait évolué depuis.
Création d’emplois :
Première constatation, avec un effectif salarié qui dépassent les deux millions, l’ESS se porte plutôt bien. D’autant plus que ce chiffre lui permet de représenter la part non négligeable de 10 % de l’ensemble des salariés français. Et, fait important, ce chiffre a augmenté de 2,4 % entre 2006 et 2008. Soit une création de 104 000 emplois. Pour comparaison, les emplois du secteur privé ont augmenté de 1,8 % sur la même période. Une première impression plutôt bonne donc mais à relativiser toutefois. Les données du rapport, issues de l’INSEE sont celles de 2006, 2007 et 2008. Il faudra attendre le prochain panorama pour visualiser l’impact de la crise.
Place aux femmes... et aux plus vieux :
Messieurs, si vous aimez la compagnie féminine, ne cherchez plus et tournez vous vers l’ESS. Avec 66 % de salariées, le secteur est fortement féminisé, bien plus que le privé qui emploie près de 60 % d’hommes. Cela résulte en partie de la forte implication de l’ESS dans l’éducation, la santé et le social, des activités à la base occupées par des femmes. Une petite exception cependant : les coopératives. Ces dernières ont une typologie plus proche du privé en employant seulement 45 % de femmes.
Secteur multi-forme :
Les associations constituent le poids lourd de l’ESS. Elles représentent en effet 85 % des organisations et près de 80 % du volume des emplois. Les coopératives représentent elles 13,7 % et les mutuelles 5,3 %. Les fondations, petites dernières, équivalent à 2,8 %. Concernant les activités, plus de la moitié des effectifs se retrouvent dans l’éducation, la santé et l’action sociale. Ce qui amène certains à s’interroger sur leur pérennité. Vincent Cerschoore, observateur de l’ESS, s’interroge ainsi sur son blog : « Financées en grande partie par l’Etat, ces structures animent des territoires ou des quartiers et sont dans l’ensemble aujourd’hui fortement professionnalisées de fait de l’impossibilité pour des bénévoles d’assumer les tâches requises. Mais la baisse des subventions, ainsi que les modifications d’accès aux financements associatifs prévues dans la réforme des collectivités territoriales remet en question la survie de nombreuses associations dans les années à venir ».
Ce questionnement reflète l’inquiétude de beaucoup d’acteurs et pose la question : comment définir une réelle politique de développement économique social et solidaire ? Un débat qui dure depuis des années et n’a toujours pas trouvé sa réponse. Malgré ses interrogations, une chose est sûre : l’ESS continue, encore et toujours, son développement.
Création d’emplois :
Première constatation, avec un effectif salarié qui dépassent les deux millions, l’ESS se porte plutôt bien. D’autant plus que ce chiffre lui permet de représenter la part non négligeable de 10 % de l’ensemble des salariés français. Et, fait important, ce chiffre a augmenté de 2,4 % entre 2006 et 2008. Soit une création de 104 000 emplois. Pour comparaison, les emplois du secteur privé ont augmenté de 1,8 % sur la même période. Une première impression plutôt bonne donc mais à relativiser toutefois. Les données du rapport, issues de l’INSEE sont celles de 2006, 2007 et 2008. Il faudra attendre le prochain panorama pour visualiser l’impact de la crise.
Place aux femmes... et aux plus vieux :
Messieurs, si vous aimez la compagnie féminine, ne cherchez plus et tournez vous vers l’ESS. Avec 66 % de salariées, le secteur est fortement féminisé, bien plus que le privé qui emploie près de 60 % d’hommes. Cela résulte en partie de la forte implication de l’ESS dans l’éducation, la santé et le social, des activités à la base occupées par des femmes. Une petite exception cependant : les coopératives. Ces dernières ont une typologie plus proche du privé en employant seulement 45 % de femmes.
Autre caractéristique des salariés : ils sont plutôt âgés. Plus d’un tiers a plus de 45 ans et les plus de 55 ans représentent à eux-seuls près de 15 % du secteur. Mais que les plus jeunes, de plus en plus intéressés pas l’ESS, ne s’inquiètent pas, des opportunités pourraient en effet s’ouvrir dans quelques années. D’après les statistiques, ce sont près de 658 000 salariés dont 97 000 cadres qui devraient partir à la retraite d’ici à 2018. Soit plus d’un quart de l’ensemble des salariés.
Secteur multi-forme :
Les associations constituent le poids lourd de l’ESS. Elles représentent en effet 85 % des organisations et près de 80 % du volume des emplois. Les coopératives représentent elles 13,7 % et les mutuelles 5,3 %. Les fondations, petites dernières, équivalent à 2,8 %. Concernant les activités, plus de la moitié des effectifs se retrouvent dans l’éducation, la santé et l’action sociale. Ce qui amène certains à s’interroger sur leur pérennité. Vincent Cerschoore, observateur de l’ESS, s’interroge ainsi sur son blog : « Financées en grande partie par l’Etat, ces structures animent des territoires ou des quartiers et sont dans l’ensemble aujourd’hui fortement professionnalisées de fait de l’impossibilité pour des bénévoles d’assumer les tâches requises. Mais la baisse des subventions, ainsi que les modifications d’accès aux financements associatifs prévues dans la réforme des collectivités territoriales remet en question la survie de nombreuses associations dans les années à venir ».
Ce questionnement reflète l’inquiétude de beaucoup d’acteurs et pose la question : comment définir une réelle politique de développement économique social et solidaire ? Un débat qui dure depuis des années et n’a toujours pas trouvé sa réponse. Malgré ses interrogations, une chose est sûre : l’ESS continue, encore et toujours, son développement.
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