Publié le 18-05-2012 / Dernière édition le 18-05-2012
Les avantages des circuits courts questionnés par l’Ademe
Les circuits courts, moins polluants ? Cela dépend de la saison et des transports utilisés selon l’Ademe.
Ah la consommation locale, le contact avec les petits producteurs des environs, l’envie de retrouver les goûts du terroir... Depuis quelques années, les circuits courts ont le vent en poupe, non seulement pour les protecteurs de l’environnement mais aussi pour ceux qui veulent favoriser le Made in France. A priori, en choisissant de manger une carotte d’Ile de France plutôt que d’Allemagne ou même de Chine, le premier producteur mondial de la racine orange, on a tout bon, non ? Et bien ce n’est pas si simple, selon l’Ademe, l’agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie qui vient de publier une étude sur « les circuits courts alimentaires de proximité ». En effet, pour que leur impact soit vraiment bénéfique pour la planète, les circuits-courts doivent respecter certaines règles.
Mais tout d’abord, c’est quoi un circuit court. Selon la définition, ils doivent obéir à deux principes : celui de la vente directe au consommateur ou avec un seul intermédiaire. celui de la distance qui doit être inférieure à 150 kilomètres entre le lieu de production et celui de consommation. Concrètement, les circuits courts prennent des formes bien différentes, de la vente directe à la ferme, à l’Amap en passant par les commerces de proximité, comme les épiceries ou les bouchers.
Vigilance sur le mode de transports
Produire et vendre des fruits, des légumes, de la viande sur un même territoire, cela présente bien des avantages, comme celui de réduire l’emballage puisque les produits sont consommés plus rapidement. Cependant, l’Ademe insiste sur deux points clefs où le consommateur doit se montrer vigilant, celui de la saisonnalité et celui du mode de transports utilisé.
En effet, dans certains cas, le fait de consommer des produits de saison plutôt que des produits locaux aura un impact environnemental bien plus bénéfique. Car produire « hors saison », cela veut dire produire sous serre chauffée, ce qui peut nécessiter plus d’énergie et rejeter plus de gaz à effet de serre que d’importer des produits de pays où ils sont cultivés en plein air. A titre d’exemple, une salade cultivée en Allemagne, sous serre, en hiver aura un bilan en termes de CO2 émis, de la production à la consommation, deux fois plus élevé que le même légume importé d’Espagne où il est cultivé en plein air (510 gr eqCO2/salade contre 240gr eqCO2/salade). Respecter les saisons et éviter à tout prix les fraises et les tomates en février, le premier réflexe de la consommation responsable donc.

Autre pierre d’achoppement : les transports. C’est, là encore, l’un des arguments favori des défenseurs du circuit court : produire plus près, cela évite de faire de longs trajets polluants en avion, camion ou bateaux. Et donc cela réduit les gaz à effets de serre, non ? Et bien là encore, ce n’est pas aussi simple selon l’Ademe. « Plus de proximité ne signifie pas nécessairement moins d’émissions de gaz à effet de serre si les moyens de transports utilisés sont inadaptés ou si la logistique est insuffisamment optimisée », explique l’agence. Ainsi, de grandes quantités transportées sur de grandes distances, de manière optimisée, cela peut être moins polluant que de transporter des petites quantités, sur des distances faibles, dans des camionnettes peu remplies et revenant à vide. CQFD.
Avantages économiques et sociaux
Bon alors quoi ? On laisse tomber son Amap pour retrouver sa grande surface ? Surtout pas, selon l’Ademe. Car si, à l’heure actuelle, le manque d’études complètes ne permet pas d’affirmer que les circuits courts présentent systématiquement un meilleur bilan environnemental que les circuits longs, ils offrent tout de même de nombreux avantages. Comme celui de réduire les déchets d’emballages donc, puisque dans la plupart des circuits courts, les produits brus sont peu ou pas emballés. Les produits de conservation sont également bien moins présents dans les circuits courts que dans les circuits longs.
Le principal avantage qui ressort selon l’Ademe est celui de l’éducation à la consommation. « En renforçant le lien entre producteur et consommateur et en redonnant du sens tant à l’activité de production qu’à l’acte de consommation, les circuits courts représentent un réel potentiel en matière de consommation responsable. Il convient donc d’accompagner les initiatives et de partager les bonnes pratiques, afin d’optimiser les gains environnementaux portés par ces modes de distribution », conclut l’agence.
Mais tout d’abord, c’est quoi un circuit court. Selon la définition, ils doivent obéir à deux principes : celui de la vente directe au consommateur ou avec un seul intermédiaire. celui de la distance qui doit être inférieure à 150 kilomètres entre le lieu de production et celui de consommation. Concrètement, les circuits courts prennent des formes bien différentes, de la vente directe à la ferme, à l’Amap en passant par les commerces de proximité, comme les épiceries ou les bouchers.
Vigilance sur le mode de transports
Produire et vendre des fruits, des légumes, de la viande sur un même territoire, cela présente bien des avantages, comme celui de réduire l’emballage puisque les produits sont consommés plus rapidement. Cependant, l’Ademe insiste sur deux points clefs où le consommateur doit se montrer vigilant, celui de la saisonnalité et celui du mode de transports utilisé.
En effet, dans certains cas, le fait de consommer des produits de saison plutôt que des produits locaux aura un impact environnemental bien plus bénéfique. Car produire « hors saison », cela veut dire produire sous serre chauffée, ce qui peut nécessiter plus d’énergie et rejeter plus de gaz à effet de serre que d’importer des produits de pays où ils sont cultivés en plein air. A titre d’exemple, une salade cultivée en Allemagne, sous serre, en hiver aura un bilan en termes de CO2 émis, de la production à la consommation, deux fois plus élevé que le même légume importé d’Espagne où il est cultivé en plein air (510 gr eqCO2/salade contre 240gr eqCO2/salade). Respecter les saisons et éviter à tout prix les fraises et les tomates en février, le premier réflexe de la consommation responsable donc.

Autre pierre d’achoppement : les transports. C’est, là encore, l’un des arguments favori des défenseurs du circuit court : produire plus près, cela évite de faire de longs trajets polluants en avion, camion ou bateaux. Et donc cela réduit les gaz à effets de serre, non ? Et bien là encore, ce n’est pas aussi simple selon l’Ademe. « Plus de proximité ne signifie pas nécessairement moins d’émissions de gaz à effet de serre si les moyens de transports utilisés sont inadaptés ou si la logistique est insuffisamment optimisée », explique l’agence. Ainsi, de grandes quantités transportées sur de grandes distances, de manière optimisée, cela peut être moins polluant que de transporter des petites quantités, sur des distances faibles, dans des camionnettes peu remplies et revenant à vide. CQFD.
Avantages économiques et sociaux
Bon alors quoi ? On laisse tomber son Amap pour retrouver sa grande surface ? Surtout pas, selon l’Ademe. Car si, à l’heure actuelle, le manque d’études complètes ne permet pas d’affirmer que les circuits courts présentent systématiquement un meilleur bilan environnemental que les circuits longs, ils offrent tout de même de nombreux avantages. Comme celui de réduire les déchets d’emballages donc, puisque dans la plupart des circuits courts, les produits brus sont peu ou pas emballés. Les produits de conservation sont également bien moins présents dans les circuits courts que dans les circuits longs.
Le principal avantage qui ressort selon l’Ademe est celui de l’éducation à la consommation. « En renforçant le lien entre producteur et consommateur et en redonnant du sens tant à l’activité de production qu’à l’acte de consommation, les circuits courts représentent un réel potentiel en matière de consommation responsable. Il convient donc d’accompagner les initiatives et de partager les bonnes pratiques, afin d’optimiser les gains environnementaux portés par ces modes de distribution », conclut l’agence.
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