Publié le 31-05-2012 / Dernière édition le 31-05-2012
Bâti Cités finance l’habitat durable
Bâti Cités est un fonds d’investissement qui permet aux citoyens de placer leur épargne localement dans des projets d’habitat écologique et humain.
Bâti Cités est issu d’un double constat : d’un côté la nécessité de créer de nouveaux modes d’habitats, accessibles à tous, recréant du lien social et respectueux de l’environnement et de l’autre la grande difficulté aujourd’hui encore à convaincre les investisseurs de se lancer dans de tels projets. « Nous n’avons pas vocation à financer des projets entiers, explique Esra Tat. Mais bien souvent, il manque une petite part de financement pour venir compléter et achever le montant nécessaire à la réalisation. C’est ce que nous proposons de faire avec Bâti Cités ».
Contrôler l’utilisation de son argent
Concrètement, les investisseurs peuvent souscrire des parts de Bâti Cités, la participation minimum étant de 100 euros, et deviennent alors sociétaires. Le rendement annoncé est de 3 %. « L’intérêt principal par rapport à un placement classique est que vous savez à quoi sert votre argent et que la société en retire une réelle utilité sociale, insiste Esra Tat. C’est la principale différence avec une banque lambda où l’on n'a pas de contrôle sur la destination de son placement ».
Deux projets d’habitats sociaux sont actuellement en finalisation de financement grâce à Bâti Cités. Esra Tat nous les décrit :
Les personnes auront accès à ces logements sur des critères de revenus, proches de ceux de l’habitat social. La différence résidant dans le choix des matériaux de construction, respectueux des normes basse consommation, et dans la présence de lieux de partage et de vie, ici des jardins partagés.

« A l’avenir, nous souhaitons également financer des projets d’habitats intergénérationnels, ce qui permettra de lutter contre l’isolement des personnes âgées, ou encore d’habitats participatifs et portés par les habitants eux-même. En somme, toutes ces nouvelles formes d’habitats qui permettent de renouveller un secteur en mal d’innovation ».
Autre objectif de Bâti Cités : utiliser la finance comme outil de développement territorial.

Dans une interview à l’agence Reuters, l’américaine pose cette question : « Que se passerait-il si les gens investissaient 50% de leurs revenus dans un rayon de 50 miles de l’endroit où ils vivent ? » Selon l’auteur, 26 000 milliards de dollars sont investis en bourse aux États-Unis. Si 10% étaient investis au niveau local, plutôt que dans des multinationales, l’impact serait énorme, notamment sur l’emploi.
En France, quelques autres exemples de fonds d’investissement citoyen existent, comme la foncière Terre de liens qui vise à encourager l’installation en agricultures biologiques ou Energies partagées qui offre aux particuliers et aux organisations la possibilité d’acheter des actions pour financer le développement des énergies renouvelables.
Quant à l’équipe de Bâti Cités, elle doit mobiliser suffisament d’investisseurs d’ici la rentrée afin que ses deux premiers projets puissent réellement voir le jour.
Contrôler l’utilisation de son argent
Concrètement, les investisseurs peuvent souscrire des parts de Bâti Cités, la participation minimum étant de 100 euros, et deviennent alors sociétaires. Le rendement annoncé est de 3 %. « L’intérêt principal par rapport à un placement classique est que vous savez à quoi sert votre argent et que la société en retire une réelle utilité sociale, insiste Esra Tat. C’est la principale différence avec une banque lambda où l’on n'a pas de contrôle sur la destination de son placement ».
Deux projets d’habitats sociaux sont actuellement en finalisation de financement grâce à Bâti Cités. Esra Tat nous les décrit :
Les personnes auront accès à ces logements sur des critères de revenus, proches de ceux de l’habitat social. La différence résidant dans le choix des matériaux de construction, respectueux des normes basse consommation, et dans la présence de lieux de partage et de vie, ici des jardins partagés.

« A l’avenir, nous souhaitons également financer des projets d’habitats intergénérationnels, ce qui permettra de lutter contre l’isolement des personnes âgées, ou encore d’habitats participatifs et portés par les habitants eux-même. En somme, toutes ces nouvelles formes d’habitats qui permettent de renouveller un secteur en mal d’innovation ».
Le « locavesting »
Autre objectif de Bâti Cités : utiliser la finance comme outil de développement territorial.
Ce principe du « locavesting », encore peu connu en France, nous vient des Etats-Unis. Né après la crise financière de 2008, le locavesting plaide pour une épargne recentrée sur l’économie locale. L’auteur Amy Cortese en décrit la mécanique dans « Locavesting : la révolution dans l’investissement local et comment en profiter ».

Dans une interview à l’agence Reuters, l’américaine pose cette question : « Que se passerait-il si les gens investissaient 50% de leurs revenus dans un rayon de 50 miles de l’endroit où ils vivent ? » Selon l’auteur, 26 000 milliards de dollars sont investis en bourse aux États-Unis. Si 10% étaient investis au niveau local, plutôt que dans des multinationales, l’impact serait énorme, notamment sur l’emploi.
En France, quelques autres exemples de fonds d’investissement citoyen existent, comme la foncière Terre de liens qui vise à encourager l’installation en agricultures biologiques ou Energies partagées qui offre aux particuliers et aux organisations la possibilité d’acheter des actions pour financer le développement des énergies renouvelables.
Quant à l’équipe de Bâti Cités, elle doit mobiliser suffisament d’investisseurs d’ici la rentrée afin que ses deux premiers projets puissent réellement voir le jour.
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