Le droit à l’eau et à l’assainissement a été reconnu en 2010 par l'Assemblée générale des Nations Unies. Le droit à l’eau est défini par celles-ci comme : « un approvisionnement suffisant, physiquement accessible et à un coût abordable, d’une eau salubre et de qualité acceptable pour les usages personnels et domestiques. » L’assainissement constitue l’autre facette indissociable du droit à l’eau. C'est une dimension souvent méconnue et négligée, de la dignité humaine, des droits de l’homme, du développement économique et de la protection de l’environnement.
L'accès l'eau et à l'assainissement est un préalable au développement et une condition essentielle pour sortir de la pauvreté. Il conditionne l'accès à d'autres services de bases (santé, nourriture, éducation,...).
A l'échelle mondiale, il existe d’importantes inégalités : 2,6 milliards de personnes n'ont pas accès à des solutions d'assainissement amélioré et 884 millions de personnes n'ont pas accès à des sources d'eau améliorées, particulièrement dans les pays du Sud. Au Nord, il existe également des inégalités, certaines population n'ayant que difficilement accès à l'eau.
Le problème se pose de manière différente selon que l’on vive en milieu rural ou urbain. En effet, dans un contexte d’urbanisation à l’échelle du globe, le développement des bidonvilles dans les zones péri-urbaines pose des défis spécifiques. Malgré cette intensification des problématiques urbaines, 7 personnes sur 10 sans assainissement amélioré et 84% de la population dépourvue de points d'eau améliorés vivent en zone rurale.
Le manque d'accès à l'eau et à l'assainissement a un impact sur la scolarité, particulièrement pour les filles dans la mesure où elles sont souvent chargées d’effectuer les corvées d’eau, comme le montre le dessin animé.
Des solutions existent pourtant pour aller vers un droit à l’eau et à l’assainissement pour tous.















