Éteindre la lumière en sortant d’une pièce, utiliser les ampoules basse consommation... voilà un discours que nous commençons à connaître ! Mais il y a un autre volet qui concerne l’éclairage et dont on parle trop peu : l’éclairage public nocturne.
L’éclairage extérieur en France comme ailleurs est source de gaspillage énergétique d’une part et de perturbation de la biodiversité nocturne d’autre part.
En 30 ans, l’éclairage des villes s’est démultiplié de manière déraisonnable. Nous installons de plus en plus de lampadaires et surtout leur éclairage est de plus en plus puissant. La consommation énergétique croît donc en toute démesure pour une utilité... plus que discutable. Il devient urgent de tirer la sonnette d’alarme auprès de nos élus territoriaux.
En tant que citoyens, nous avons le droit et le devoir de signaler les abus. Sans cette interpellation, les élus ne traiteront pas la question de l’éclairage public.
Voici quelques exemples de propositions :
- stopper les éclairages en direction de la voûte astrale, qui nous empêchent de contempler les étoiles, éclairent le ciel inutilement et perturbent la biodiversité environnante.
- réduire la hauteur des réverbères,
- utiliser des ampoules moins puissantes,
- varier la tension des lampes après minuit,
- réduire le nombre de lampadaires allumés après minuit (n’éclairer que les côtés paires ou impaires des rues),
- interdire les éclairages des vitrines la nuit,
- gérer les dépenses énergétiques pendant les fêtes de Noël (gestion horaire et limiter le nombre de décorations lumineuses).
- etc.
Des effets néfastes sur les écosystèmes
Nous n’en avons pas nécessairement conscience, mais les éclairages publics nocturne ont des impacts non négligeables sur les écosystèmes. Si ce phénomène n’est pas encore très bien évalué, nous avons des connaissances bien établies :
1° Les espèces sont attirées et piégées par la lumière. Ce qui n’est pas sans conséquences sur la diversité et le nombre d’insectes
2° La désorientation des animaux nocturnes, très sensibles à la lumière et qui sont aveuglés par les éclairages extérieurs. Ce phénomène est à l’origine de nombreuses collisions routières nocturnes.
3° La perturbation de certains oiseaux migrateurs, volant de nuit. Ils sont en effet attirés et désorientés par les halos lumineux dégagés par les villes.
4° On constate également un dérèglement biologique de la faune exposée aux éclairages nocturnes. La lumière est en effet responsable de nombreux mécanismes physiologiques
La pollution lumineuse est un sujet préoccupant, pour lequel nous avons tous un rôle à jouer en tant que citoyen, association, ou autre.
N’hésitez pas à vous rapprocher de la FRAPNA (http://www.frapna.org/), pour avoir des informations ou conseils.

Ce(tte) oeuvre est mise à disposition selon les termes de la Licence Creative Commons Attribution - Pas d'Utilisation Commerciale - Partage à l'Identique 2.0 France















